Le chocolat

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C’est Pâques et tu as décidé de faire une chasse aux oeufs avec tes enfants dans l’appartement -confinement oblige ! Mais pour ça il te faut des oeufs de pâques et ton petit dernier étant intolérant au lactose, tu cherches des chocolats noirs en magasin… Mais ils affichent presque tous la mention “contient du lait” !

Pas de panique, je te donne plein de conseils pour éviter tous les pièges que te tend le chocolat et que tu puisses, toi aussi, avoir une bonne crise de foie !

C’est quoi Pâques ?

C’est vrai que je profite de la fête de Pâques pour te parler de chocolat, alors autant t’expliquer, rapidement, ce qu’est Pâques. Pâque est d’abord une fête juive (Pessa’h) qui commémore la fuite des hébreux d’Egypte. La tradition chrétienne s’est appropriée cette fête car la passion du Christ et sa résurrection auraient eu lieu durant les célébrations de la Pâque juive, au début du printemps. La célébration d’une résurrection au début du printemps ? Tu l’as compris, la symbolique est claire, Pâques, c’est la célébration de la renaissance de la nature après l’hiver, le retour de la lumière, etc…

Et pour célébrer le printemps, ils·elles mangeaient des oeufs et des lapins en chocolat ?

Alors, des oeufs, oui, mais pas en chocolat ! La tradition de manger des oeufs remonterait à la Perse et à d’autres civilisations du Proche-Orient. En France, Pâques célébrait la fin du Carême, une période durant laquelle on ne pouvait pas manger - parmi d’autres choses - des oeufs. Mais les poules - manifestement pas bien au fait de la religion - continuaient à pondre ! Aussi, on a pris l’habitude de s’offrir les oeufs pondus durant le Carême à la fin de ce dernier. Ces oeufs peuvent être décorés, contenir des surprises, ou même n’être plus que des objets d’apparat, comme les oeufs de Fabergé.

C’est sympa tes histoires d’oeufs, mais moi, c’est plutôt le chocolat qui m’intéresse !

Eh bien le chocolat… On ne sait pas exactement comment il est arrivé au milieu de cette histoire... Si ce n’est parce que c’est sacrément bon ! Le cacao arrive en Europe à partir du XVIème siècle, et est d’abord consommé comme une boisson uniquement. Il faut attendre le XVIIIème siècle et plus encore le XIXème siècle, pour d’abord parvenir à extraire le beurre de cacao, puis créer une pâte de cacao qui deviendra le chocolat !

De là, à savoir comment le chocolat s’est retrouvé dans des oeufs… Pour certain·es, on a d’abord recouvert de vrais oeufs de chocolat, pour les décorer. Pour d’autres, on a d’abord vidé des oeufs que l’on a rempli ensuite de chocolat qui était donc caché par la coquille.

Avec l’évolution des techniques et l’industrialisation de la fabrication, les chocolats et confiseries à base de cacao vont se diversifier et se multiplier, faisant de nous, d'insatiables consommateur·rices de chocolats ! Hmmm, peut-être que le marketing des grandes entreprises n’y est pas pour rien non plus !

Et c’est si compliqué de manger “sans” lorsqu’on a envie de chocolat ?

Pas si compliqué, mais il faut faire preuve de vigilance ! Les chocolats du commerce, en particulier de l’industrie chocolatière, sont des produits très travaillés, ils contiennent donc de nombreux ingrédients et il vaut mieux être vigilant·e. Le bon réflexe, c’est toujours de bien lire les étiquettes et pas seulement le nom de la tablette ! Un simple chocolat noir peut contenir des fruits à coques, des arachides, du lait ou du lactose, du gluten, de l’oeuf… Et bien d’autres surprises encore ! Si tu achètes tes chocolats dans une chocolaterie artisanale, n’hésite surtout pas à lui faire part de tes contraintes alimentaires ! Il n’est pas rare que les mêmes outils de travail soient utilisés pour le chocolat blanc -qui contient du lait et du beurre- et le chocolat noir -qui, en théorie n’en contient pas- et donc qu’il y ait une “contamination” entre les différents produits. Pour les vegan·es, les intolérant·es au lactose ou celles et ceux qui sont allergiques au lait, des marques de chocolats véganes se développent, mais elles sont encore difficiles à trouver dans le commerce.

Le meilleur moyen pour connaître tout ce qu’il y a dans ton chocolat, c’est de le faire toi-même ! Enfin, peut-être pas le chocolat “brut”, mais des confiseries au chocolat ou des tablettes agrémentées, ce n’est pas si compliqué ! Tu pourras remplacer le praliné de noisettes par un praliné de graines de courges, la ganache au beurre par une ganache vegane, le blé soufflé par du quinoa soufflé... Et si le tempérage te fait peur (le fait de respecter la courbe de température de fonte du chocolat), rassure-toi, il est facultatif si tu utilises des moules en silicone et que tu acceptes que ton chocolat soit un peu moins brillant que ceux d’un·e professionnel·le ! 

Il y a même quelques recettes chez les Allergonautes !

Article écrit par Arthur